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Le coronavirus entraîne une récession pas comme les autres-BNP Paribas
information fournie par Reuters 25/05/2020 à 13:28

PARIS, 25 mai (Reuters) - La récession provoquée par la crise sanitaire du coronavirus est très différente des précédentes, qui avaient toutes un air de famille, souligne William de Vijlder, chef économiste de BNP Paribas.

Contrairement aux récessions passées, qui affectaient principalement la demande, celle-ci se traduit par un choc tout aussi violent sur l'offre, dont les conséquences seront durables, écrit-il dans une note publiée lundi.

La crise de 2008-2009, résultat de l'éclatement d'une bulle sur plusieurs marchés immobiliers après des années de hausse de l'endettement, avait entraîné une crise financière majeure et une récession sévère, rappelle-t-il.

Rien de tel pour la récession actuelle, dont l'origine est exogène et non économique mais dont les conséquences sur l'économie ne sont pas moins profondes, poursuit l'économiste.

"Le confinement a provoqué un choc de la demande et un choc de l'offre, bouleversant les bilans des ménages, des entreprises, des banques centrales et du secteur public", écrit-il. "Résultat: une récession qui ne ressemble à aucune autre."

La demande est modifiée par le risque sanitaire et le restera jusqu'à la découverte d'un vaccin, ajoute-t-il.

Ce risque change la manière dont les gens font leurs courses ou se déplacent et modifie leurs habitudes de consommation en réduisant notamment leurs voyages ou encore la fréquence de leurs sorties au restaurant, explique-t-il.

Ces évolutions ont également des répercussions sur l'offre, du côté de laquelle les changements seront "encore plus importants et profonds", selon William de Vijlder.

La crise a notamment révélé la nécessité de repenser les chaînes de valeur mondiales pour privilégier les circuits "plus courts, plus simples et plus résilients", écrit-il.

La manière de travailler sera également bouleversée, avec une place grandissante accordée au travail à domicile, et les entreprises seront contraintes de réduire leurs capacités pour respecter les impératifs de distanciation physique, poursuit-il.

"Désormais, nous ne pouvons plus présumer que la vie économique redeviendra comme avant", dit l'économiste avant de noter que ces changements structurels compliquent le travail des prévisionnistes puisqu'il ne leur est plus possible de s'appuyer sur les modèles précédents.

(Patrick Vignal, édité par Bertrand Boucey)

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3 commentaires

  • 25 mai 16:46

    C'est bien parce qu'avant le coronavirus les économistes étaient incapables de faire une prévision qui se vérifie, au moins maintenant ils auront l'excuse du "changement de modèle".


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